Avec l’âge, le risque de chutes est de plus en plus important. Près de 33% des personnes de 65 ans et plus et qui vivent à domicile sont déjà tombées. Une chute peut aboutir à un traumatisme (fracture, entorse, luxation) et peut donc entrainer une perte de fonctionnalité, voire d’autonomie. Ce risque peut devenir une grande source de stress et d’insécurité pour cette population (OPPQ, 2019).
Selon Dr Corriveau (chercheure experte dans ce domaine), la peur de tomber serait la conséquence la plus dommageable suite à une première chute (OPPQ, 2019). Cette peur serait multifactorielle et multidimensionnelle et pas seulement reliée à la notion d’équilibre. Il y aurait donc des facteurs physiques (âge, sexe féminin, performance physique, problèmes d’équilibre et de démarche), des facteurs psychologiques (anxiété, dépression, perte de confiance en soi), des facteurs sociaux (diminution de participation sociale et de soutien familial, vivre seul). Étant plus qu’une émotion, cette peur de chuter fait partie des trois catégories ci-haut mentionnées. Celle-ci peut aller jusqu’à la perte de capacité fonctionnelle voire d’autonomie (Curcio, 2010). Considérant le caractère bio-psycho-social (BPS) de cette peur de chuter, il serait pertinent de considérer l’approche BPS au niveau thérapeutique en présence de cette problématique.

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